VG Market View
par Valentin Gourvil · Veille macroéconomique quotidienne
Données au lundi 20 juillet 2026 (Asie : lundi ; Wall St. : clôture ven. 17/07) RISK OFF
00Vue d'ensemble

Les chiffres clés que suit un conseiller en gestion de patrimoine, en un coup d'œil. Instantané du lundi 20 juillet 2026 (Wall Street : clôture de vendredi 17/07 ; Asie : séance de lundi ; pétrole, or et crypto : cours de lundi matin). La correction des technologiques est devenue mondiale : après le repli de vendredi à Wall Street, le Nikkei japonais a plongé de 4% ce lundi sur les craintes de sur-investissement dans l'intelligence artificielle. Le pétrole a dépassé 90 $ en séance avant de refluer après un signal d'ouverture de l'Iran à des discussions ; l'or est repassé sous 4 000 $.

Marchés en direct
En direct connexion…
S&P 500
Euro Stoxx 50
CAC 40
Nasdaq 100
VIX
Or / Brent
Fil d'actualité des marchés
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Indices, matières premières, VIX, devises et crypto récupérés en direct dans le navigateur (cours différés ~15 min selon la place), avec le fil d'actualité. Les taux souverains, spreads, inflation et les analyses proviennent de l'instantané quotidien daté ci-dessous.
Sentiment de marché — lundi 20 juillet 2026 (Wall St. : clôture ven. 17/07 ; Asie : séance de lundi)
RISK OFF

Le repli des technologiques devient mondial ; le pétrole flirte avec 90 $. Après la correction de vendredi à Wall Street (S&P −1,01% à 7 458, Nasdaq 100 −1,49% sur les semi-conducteurs) et une escalade géopolitique le week-end (deux militaires américains tués en Jordanie, nouvelles frappes américaines), la vente s'est propagée à l'Asie ce lundi : le Nikkei 225 plonge de 4%, le Hang Seng cède 2%, les craintes de sur-investissement dans l'intelligence artificielle s'amplifiant (le fondeur TSMC recule après avoir relevé ses dépenses). Le pétrole a dépassé 90 $ en séance avant de refluer (Brent ~87,8 $, −0,4%) après que l'Iran a évoqué de possibles discussions avec les États-Unis. Fait notable, l'or est repassé sous 4 000 $ (4 001 $, −0,4%) : le pétrole élevé ravive les craintes d'inflation et de hausses de taux, ce qui pèse sur le métal. Le VIX reste tendu (~18,8, sous 20). Posture nettement défensive à l'ouverture européenne.

Plus forte hausse du jourBitcoin +1,40%
Plus forte baisse du jourNikkei 225 −4,00%
Annonces économiques importantes récentes
20/07
Rout technologique en Asie : le Nikkei 225 plonge de 4% (TSMC −5% après avoir relevé ses dépenses, craintes de sur-investissement dans l'intelligence artificielle), le Hang Seng cède 2% ; l'or repasse sous 4 000 $ (~4 001 $)
20/07
Pétrole : le Brent a dépassé 90 $ en séance avant de refluer (~87,8 $) après que l'Iran a évoqué de possibles discussions avec les États-Unis ; l'essence américaine repasse à 4 $ le gallon ; certains analystes évoquent un risque au-dessus de 100 $ si Ormuz reste bloqué
18-19/07
Escalade au détroit d'Ormuz : deux militaires américains tués (un porté disparu) dans une attaque iranienne contre une base en Jordanie ; nouvelle vague de frappes américaines contre l'Iran, trafic maritime très réduit
17/07
Séance risk-off à Wall Street (S&P −1,01% à 7 458, Nasdaq 100 −1,49%) ; inflation finale zone euro de juin confirmée à 2,8% (Eurostat) ; confiance du Michigan (préliminaire) en net rebond à 54,4
Événements à venir
20/07
Réouverture des marchés en posture défensive ; suivi de la crise d'Ormuz et du pétrole ; poursuite de la saison des résultats T2 (technologiques attendues)
Aujourd'hui
22/07
Inflation (CPI) et emploi Royaume-Uni
Confirmé
23/07
Réunion BCE — statu quo quasi acquis (~88% du marché), attention au ton sur le pétrole
Confirmé
24/07
Indices PMI préliminaires de juillet (zone euro, États-Unis, Royaume-Uni)
Confirmé
28-29/07
Réunion Fed (sans projections) — statu quo attendu ; le pétrole élevé complique le débat sur une baisse fin 2026
Confirmé
30/07
Réunions Banque d'Angleterre et Banque du Japon
Confirmé
Marchés les plus performants (variation du jour / récente)
Marchés les plus faibles (variation du jour / récente)
Méthodologie Ce tableau de bord est un instantané ("snapshot") construit par recherche web à la date indiquée, et non un flux de données en direct connecté à un terminal Bloomberg/Refinitiv. Certaines valeurs (VSTOXX, CDS souverains, foncières Europe YTD) présentent une incertitude signalée explicitement dans les sections concernées faute de source unique fiable au moment de la recherche. Régénérer ce document quotidiennement pour une lecture à jour.
01Banques centrales

Les taux directeurs fixent le "prix de l'argent" et influencent directement la valorisation de tous les actifs financiers et immobiliers. Une politique restrictive (taux élevés ou en hausse) pénalise généralement les actions et l'immobilier à court terme mais soutient la devise ; une politique accommodante (taux bas ou en baisse) fait l'inverse.

Comment lire la colonne "Orientation"
Restrictif (terme anglais : hawkish) — la banque centrale garde ses taux élevés, ou les monte, pour freiner l'inflation. L'argent devient plus cher : cela pèse à court terme sur les actions et l'immobilier, mais soutient en général la devise.
Accommodant (terme anglais : dovish) — la banque centrale baisse ses taux, ou les garde bas, pour soutenir l'économie. L'argent devient moins cher : cela est en général favorable aux actions et à l'immobilier, mais pèse sur la devise.
Neutre — la banque centrale ne bouge pas et attend d'avoir plus de visibilité avant d'agir dans un sens ou dans l'autre.
Partagé — les membres du comité de décision ne sont pas tous d'accord ; plusieurs avis coexistent en interne.
Comparaison des taux directeurs (%) — couleur = orientation
Répartition des orientations
Banque centraleTaux directeurDernière décisionProchaine réunionOrientationImpact attendu
Analyse Mi-juin 2026, plusieurs grandes banques centrales avaient resserré en réaction au choc énergétique lié aux tensions au Moyen-Orient (BCE +25pb — 1ère hausse depuis 2023, BoJ au plus haut depuis 1995, BoE partagée). Le net repli du CPI américain de juin (3,5%, publié le 14/07) avait rouvert, côté Fed, le débat sur une baisse d'ici fin 2026. Mais la nouvelle flambée du pétrole liée à l'escalade autour d'Ormuz (Brent +4,6% le 17/07, à un plus haut d'un mois) rebrouille les cartes : elle menace de raviver l'inflation importée et complique tout assouplissement. La Fed reste en pause face à un marché du travail qui faiblit ; la Chine et la Suisse (taux zéro) demeurent accommodantes. La divergence des cycles reste marquée, et l'aléa énergétique redevient le principal frein à la détente monétaire.
Impact multi-actifs Resserrement (BCE, BoJ, UK) → pression sur obligations longues et actions de croissance, soutien aux devises locales ; statu quo prolongé (Fed, Canada) → volatilité conditionnée aux surprises sur l'emploi/inflation ; politique ultra-accommodante (Suisse, Chine) → recherche de rendement à l'étranger, risque de carry trade sur le CHF et le CNY.
02Taux d'intérêt

Les taux monétaires (Euribor, €STR, SOFR) déterminent le coût du crédit à court terme (prêts immobiliers à taux variable, trésorerie d'entreprise, épargne réglementée). Leur niveau reflète directement l'orientation des banques centrales.

Taux monétaires (%) — barres claires = estimations
Détail par taux
TauxValeurÉvolution
Pourquoi ces taux évoluent L'Euribor 3 mois (2,41%) et 12 mois (2,83%) intègrent la hausse de 25 points de base décidée par la BCE mi-juin (dépôt à 2,25%) ; avec l'inflation qui reflue, l'anticipation d'un resserrement supplémentaire de la BCE s'est atténuée et la courbe monétaire se stabilise. L'€STR (2,18%) reste proche du taux de dépôt BCE, comme à l'accoutumée. Le SOFR (3,62%) est cohérent avec la fourchette des Fed funds (3,50%-3,75%), stable tant que la Fed reste en pause.
L'ensemble des maturités Euribor (1M à 12M) provient cette fois des relevés du 10/07/2026 (euribor-rates.eu), sans estimation. Toute la courbe monétaire euro a poursuivi son léger regain avec le risque inflationniste énergétique.
Conséquences Hausse des taux courts → renchérissement des crédits immobiliers à taux variable et de la trésorerie d'entreprise ; opportunité pour l'épargne monétaire (fonds euros, livrets, comptes à terme) dont la rémunération suit ces indices avec un léger décalage. Impact sur l'épargne réglementée : le taux du Livret A est indexé notamment sur l'€STR et l'inflation.
03Obligations souveraines

Le rendement des emprunts d'État à long terme influence le coût de financement des États et sert de taux "sans risque" de référence pour valoriser toutes les classes d'actifs (actions, immobilier, private equity). Le spread avec l'Allemagne mesure la "prime de risque souveraine" perçue par les marchés.

Comment lire ce tableau — à quoi correspondent ces noms
Bund — l'obligation d'État allemande. C'est la référence de taux "sans risque" pour toute la zone euro : tous les autres pays européens sont comparés à elle.
OAT (Obligation Assimilable du Trésor) — l'obligation d'État française, l'équivalent du Bund pour la France.
BTP (Buono del Tesoro Poliennale) — l'obligation d'État italienne.
Gilt — l'obligation d'État britannique (le nom vient des certificats à bordure dorée émis historiquement par le Trésor).
Treasury — l'obligation d'État américaine (bon du Trésor des États-Unis).
"10 ans", "2 ans", "30 ans" — la durée avant que l'État rembourse l'emprunt ; les marchés appellent cela la "maturité".
Rendement : le taux d'intérêt annuel que touche l'investisseur qui prête de l'argent à l'État sur cette durée — plus il monte, plus cet État emprunte cher. Spread : l'écart entre le rendement d'un pays et celui de l'Allemagne, prise comme référence la plus sûre ; plus cet écart est élevé, plus les marchés jugent ce pays risqué.
Rendements 10 ans — comparaison (%)
Spread vs Bund allemand (pb) — France en évidence
ObligationRendementÉvolution récenteSpread / Bund
Courbe des taux américaine (2 / 10 / 30 ans)
Ce que cela signifie

Les rendements sont tiraillés entre deux forces : le regain d'aversion au risque (fuite vers la qualité, qui détend les taux cœur) et le pétrole en forte hausse (crise d'Ormuz), qui les retend par le canal de l'inflation. L'OAT 10 ans remonte un peu à 3,93% ; le spread OAT-Bund s'écarte autour de 88 pb, la prime de risque française (politique + budgétaire) restant sous surveillance.

Le Bund allemand (3,05%) joue son rôle de valeur refuge de la zone euro et se détend légèrement ; les spreads périphériques restent contenus (BTP-Bund autour de 75 pb, le BTP se tenant même mieux que l'OAT). Aux États-Unis, le rendement à 10 ans (4,55%) reste élevé, soutenu par le pétrole ; la flambée énergétique complique le débat sur une baisse de la Fed d'ici fin 2026 que le net repli de l'inflation de juin avait rouvert.

Impact multi-actifs Hausse des taux longs → baisse mécanique des multiples de valorisation actions (surtout croissance), renchérissement du coût de la dette immobilière et du private equity (LBO), pression sur les foncières cotées ; spread souverain élevé (France, Italie) → risque de dégradation de notation et volatilité accrue sur la dette locale.
04Inflation

L'inflation détermine la marge de manœuvre des banques centrales et érode le pouvoir d'achat de l'épargne non investie. L'inflation "cœur" (hors énergie et alimentation) est suivie de près car elle reflète les pressions inflationnistes structurelles.

Inflation globale vs cœur par pays (%)
Détail par zone
ZoneGlobaleCœurTendance
Comparaison Le CPI américain de juin (publié le 14/07) est retombé à 3,5% (cœur 2,6%), la chute des prix de l'énergie ayant provoqué la plus forte baisse mensuelle depuis 2020. Les États-Unis restent malgré tout au sommet du groupe avec le Royaume-Uni (2,8%). En zone euro, l'inflation finale de juin a été confirmée à 2,8% le 17/07 (Eurostat), avec un cœur à 2,4% (France et Allemagne sous 2,5%) ; l'Italie reste la plus élevée du bloc euro en global (3,0%) mais voit son cœur retomber (1,6%). Le point clé du moment est ailleurs : la flambée du pétrole (Brent +4,6% le 17/07 sur la crise d'Ormuz) menace directement cette désinflation. L'énergie pèse déjà lourd (composante énergie de la zone euro +8,5% sur un an) : un blocage prolongé raviverait l'inflation importée dans les prochains relevés.
Impact multi-actifs Désinflation US (CPI juin 3,5%) → soulagement pour les obligations nominales et les actions, marge rendue à la Fed pour envisager une baisse d'ici fin 2026 ; désinflation zone euro → marge de manœuvre BCE à moyen terme, potentiellement favorable aux obligations et aux foncières européennes. Point de vigilance : une crise pétrolière durable (Ormuz) pourrait interrompre cette détente et redonner de l'attrait à l'or et aux actifs réels.
05Croissance économique

PIB, PMI, emploi et confiance des ménages permettent de jauger la dynamique réelle de l'économie. Les PMI (au-dessus de 50 = expansion, en dessous = contraction) sont des indicateurs avancés ; l'emploi est un indicateur retardé mais très surveillé.

PMI Manufacturier vs Services par pays (50 = seuil d'expansion)
Comparatif macro par pays
Pays / zonePIB t/tChômageConfiance conso.
Divergence US / zone euro Le marché du travail américain ralentit brutalement (+57 000 créations en juin, très en dessous des attentes) ; conjugué au net repli de l'inflation (cœur 2,6%), ce ralentissement plaiderait pour une Fed patiente, mais la flambée du pétrole limite désormais sa marge de manœuvre. Signe encourageant côté ménages : la confiance du Michigan a nettement rebondi en juillet (préliminaire à 54,4, contre 49,5 en juin et 51,3 attendu), les anticipations d'inflation à un an refluant à 4,2%. En zone euro, le PIB s'est contracté au T1 (−0,2% t/t) et le secteur privé reste en zone de contraction (PMI composite sous 50 depuis trois mois), mais l'inflation maîtrisée laisse plus de marge pour des baisses de taux qui soutiendraient une reprise progressive. Au sein de la zone euro, l'Allemagne et l'Italie surperforment légèrement la France, qui flirte avec la récession technique (chômage au plus haut en 5 ans).
Impact multi-actifs Ralentissement de l'emploi US → anticipations de baisses de taux Fed, soutien potentiel aux obligations et aux actions sensibles aux taux ; atonie de la zone euro → prudence sur les actions domestiques françaises, opportunités sélectives sur les valeurs italiennes/allemandes plus résilientes ; pour un investisseur patrimonial, rotation prudente recommandée entre zones plutôt qu'exposition uniforme.
06Devises (FX)

Les devises reflètent les écarts de politique monétaire et d'appétit pour le risque entre zones économiques. Elles impactent directement la valeur des actifs libellés en devises étrangères et la compétitivité des exportateurs.

PaireCoursVariation récente
Analyse L'aversion au risque a repris le dessus : le franc suisse est fortement recherché (EUR/CHF vers 0,9160, USD/CHF 0,8010) et le dollar se raffermit un peu (Dollar Index vers 101,1), soutenus par leur statut de refuge et par le pétrole. L'EUR/USD reflue légèrement à 1,1435 après le pic de début de semaine. Le yen (USD/JPY autour de 162,4) reste structurellement faible du fait de l'écart de taux — dans ce choc géopolitique, il ne joue toujours pas son rôle de refuge. À noter : l'or est repassé sous 4 000 $ (~4 001 $, −0,4%), le pétrole élevé ravivant les craintes de hausses de taux ; les refuges du moment sont donc surtout le franc suisse et le dollar, plus que l'or.
Impact multi-actifs Regain du dollar et du franc suisse → signal classique d'aversion au risque ; pour un investisseur en euros, un dollar plus ferme améliore la performance des actifs américains non couverts, mais renchérit les matières premières libellées en USD (pétrole en hausse). Yen faible persistant → carry trade toujours actif, risque de débouclage brutal en cas de choc de volatilité, à surveiller si l'escalade géopolitique s'amplifie.
07Matières premières

Les matières premières sont à la fois des indicateurs de demande mondiale (cuivre, pétrole), de valeur refuge (or, argent) et de risque géopolitique (énergie, uranium).

Variation récente (%)
Détail par matière première
ActifPrixVariation
Analyse Le pétrole reste très tendu : après avoir bondi de 4,6% vendredi puis dépassé 90 $ en séance ce lundi, le Brent reflue légèrement (~87,8 $, −0,4%) après que l'Iran a évoqué de possibles discussions avec les États-Unis ; il a tout de même progressé d'environ 30% depuis ses points bas de juillet, sur l'aggravation de la crise du détroit d'Ormuz (attaque iranienne contre une base américaine en Jordanie, nouvelles frappes américaines, trafic maritime très réduit). Fait à noter, l'or est repassé sous 4 000 $ (~4 001 $, −0,4%, en repli vers un plus bas de plusieurs mois) : le pétrole élevé ravive les craintes d'inflation et de hausses de taux, ce qui pèse sur le métal via des taux réels plus hauts — il ne joue donc pas son rôle de refuge classique dans cet épisode. L'argent et le cuivre reculent aussi. L'uranium reste soutenu par la demande structurelle des centres de données d'intelligence artificielle.
Impact multi-actifs Or repassé sous 4 000 $ → contre-intuitif dans un choc géopolitique, mais logique : le pétrole élevé fait remonter les anticipations d'inflation et de taux, ce qui pénalise le métal à court terme ; il conserve néanmoins son intérêt de diversification à long terme (5-10% du patrimoine), à considérer sur la durée plutôt que comme une protection immédiate. Pétrole proche de 90 $ sur Ormuz → risque de résurgence de l'inflation importée en Europe, défavorable aux valeurs de consommation et aux transports, favorable au secteur énergie ; c'est la menace principale sur le scénario de désinflation si le blocage d'Ormuz se prolonge.
08Marchés actions

Les indices actions traduisent en temps réel les anticipations de bénéfices des entreprises et l'appétit pour le risque des investisseurs. Variation du jour, mise à jour en direct pour les grands indices.

Variation du jour par indice (%) · grands indices en direct
Europe
IndiceCoursVar. jour
États-Unis
IndiceCoursVar. jour
Asie
IndiceCoursVar. jour
Analyse Après les records du 14-15/07 (S&P ~7 572, Dow ~52 659, Apple au plus haut historique) portés par la désinflation, la fin de semaine a nettement corrigé. Vendredi 17/07, les indices US ont chuté (S&P −1,01% à 7 458, Nasdaq 100 −1,49%, Dow −0,77%), plombés par une vente sur les semi-conducteurs (crainte que les grands acteurs de l'intelligence artificielle réduisent leurs investissements) et une déception sur les résultats de Netflix ; la semaine s'achève en baisse. En Europe aussi les Bourses ont reculé vendredi (CAC 40 −0,47%, DAX −0,34%, Euro Stoxx 50 −1,10%), le secteur pétrolier amortissant la baisse grâce à la hausse du brut. Surtout, la vente s'est propagée à l'Asie ce lundi : le Nikkei 225 a plongé de 4% et le Hang Seng cédé 2%, le fondeur taïwanais TSMC reculant de 5% après avoir relevé ses dépenses d'investissement — ravivant la crainte d'un sur-investissement dans l'intelligence artificielle. La concentration sur ce thème, le pétrole proche de 90 $ et l'escalade géopolitique rappellent la fragilité d'un marché qui venait d'inscrire des records ; l'ouverture européenne s'annonce sous pression.
Point de vigilance (façon stratégiste) Le scénario redouté se matérialise partiellement : la "narrowing breadth" (rallye concentré sur peu de valeurs liées à l'IA) se retourne, la correction des semi-conducteurs se combinant à un choc énergétique (pétrole +4,6%) pour amplifier la baisse de vendredi. Tant que le VIX reste sous 20 (18,8), il s'agit d'un ajustement plutôt que d'un stress généralisé, mais la conjonction correction tech + escalade au Moyen-Orient appelle à la vigilance pour le second semestre.
09Volatilité

Le VIX ("indice de la peur") mesure la volatilité implicite anticipée sur le S&P 500 à 30 jours ; le VSTOXX fait de même pour l'Euro Stoxx 50. Un niveau bas traduit de la complaisance, un niveau élevé (>30) traduit du stress de marché.

VIX vs VSTOXX — niveau actuel
Lecture
IndiceNiveauInterprétation
Le VSTOXX affiche des valeurs divergentes selon les sources consultées (~20,6 vs ~27,2), probablement liées à des contrats différents (spot vs future) — à confirmer via Eurex/Stoxx.com en temps réel.
Impact multi-actifs Le VIX bondit à ~18,8 (+12%) avec la vente sur les actions et l'escalade géopolitique, mais reste sous 20 : le stress monte sans virer à la panique généralisée. Le VSTOXX européen remonte lui aussi au-dessus de 20. Le rout asiatique de lundi (Nikkei −4%) laisse présager un nouvel accès de tension à l'ouverture occidentale. Tant que le VIX reste sous 25-30, il s'agit d'un ajustement du risque plutôt que d'un stress systémique ; un franchissement durable de ce seuil accompagnerait une correction actions plus marquée. À noter : dans ce choc à dominante inflationniste, les refuges privilégiés sont le dollar et le franc suisse ; l'or, lui, ne protège pas (repassé sous 4 000 $).
10Marché du crédit

Les spreads de crédit (écart de rendement vs emprunts d'État) et les CDS souverains mesurent la prime de risque exigée par les investisseurs sur la dette des entreprises et des États.

Spreads de crédit & CDS souverains (points de base)
Détail
SegmentSpreadCommentaire
Analyse Les spreads de crédit corporate se réécartent un peu avec le regain d'aversion au risque (IG US ~83 pb, HY US ~278 pb), sans signe de stress systémique pour l'instant — cohérent avec un VIX qui reste sous 20. Le CDS français (~32 pb) est stable à légèrement haussier, en ligne avec un spread OAT-Bund revenu autour de 88 pb ; il reste un point de vigilance sur la prime de risque souveraine française. Le CDS italien (~31 pb) se tient sous celui de la France.
Impact multi-actifs Spreads de crédit resserrés → coût de financement des entreprises favorable, propice au private equity/LBO tant que les taux de base restent maîtrisés ; CDS souverain France toujours surveillé → vigilance persistante sur la dette publique française et les valeurs bancaires domestiques, exposées au risque souverain.
11Immobilier

Le marché immobilier réagit avec retard aux mouvements de taux. Les foncières cotées (SIIC/REITs) constituent un indicateur avancé du marché physique.

Taux crédit 20 ans (France)
~3,35%
Stable ; meilleurs profils 3,10-3,15%
Prix immobilier France
Stabilisation
Fortes disparités locales
Foncières Europe (YTD)
+5,4%
FTSE EPRA Nareit Dev. Europe
REITs US (YTD)
+12,8%
FTSE Nareit All Equity
Foncières cotées — performance YTD (%)
Analyse Pour un investisseur patrimonial, la situation actuelle (taux 20 ans stabilisés ~3,3-3,4%, prix globalement stables avec de fortes disparités locales) dessine un marché en phase de consolidation plutôt que de correction ou de reprise franche. Les foncières cotées, sensibles aux taux, ont rendu un peu de terrain avec la remontée des rendements longs liée au pétrole : la performance YTD des REITs américains (+12,8%) et la progression européenne (+5,4%) restent positives mais se sont tassées cette semaine. Elles demeurent un signal avancé (6-12 mois) du marché physique, à condition que les taux se stabilisent — ce que la flambée pétrolière remet provisoirement en question.
Impact multi-actifs Taux de crédit stabilisés → pas de dégradation supplémentaire du pouvoir d'achat immobilier, mais pas de reprise nette de la demande non plus ; performance des foncières cotées → signal avancé positif pour l'allocation SCPI/OPCI à moyen terme si la baisse de taux se confirme.
12Crypto-actifs

Bitcoin et Ethereum sont suivis ici uniquement comme baromètres de l'appétit pour le risque spéculatif, non comme recommandation d'investissement.

Bitcoin (BTC)
~64 000 $
Sans direction (« range-bound ») juste au-dessus de 64 000 $ depuis mercredi ; biais court terme plutôt baissier · −31% vs pic janvier (93 000$)
Ethereum (ETH)
~1 830 $
Sous 1 900 $ ; reste faible avec le retour de l'aversion au risque
Analyse Le Bitcoin et l'Ethereum se comportent comme des actifs risqués « classiques » : après un pic au-dessus de 65 000 $ le 15/07, le Bitcoin a reflué avec l'aversion au risque puis évolue depuis sans direction, juste au-dessus de 64 000 $, avec un biais court terme plutôt baissier ; l'Ethereum reste sous 1 900 $. Malgré la crise d'Ormuz, le crypto n'a joué aucun rôle de refuge — contrairement à l'or lorsqu'il montait, et il ne profite pas davantage de la baisse de l'or de ce lundi.
Ce que cela signale La hiérarchie reste claire : le crypto suit l'appétit pour le risque et n'a joué aucun rôle de refuge dans la crise d'Ormuz. L'or non plus ne protège pas ce lundi (repassé sous 4 000 $ sur les craintes de taux) — dans ce choc à dominante inflationniste, les seuls refuges qui fonctionnent sont le dollar et le franc suisse. Un rappel utile de traiter le Bitcoin comme un actif de risque, non comme une protection.
13Calendrier économique

Semaine du 20 au 24 juillet 2026 : réouverture après une fin de semaine précédente risk-off (correction des technologiques le 17/07) et une escalade géopolitique le week-end. Le pétrole et la crise d'Ormuz dominent l'agenda, avec en point d'orgue la réunion BCE du 23/07.

Ven 17/07
Séance risk-off : Wall Street chute (S&P −1,01%, Nasdaq 100 −1,49%) sur les semi-conducteurs et une déception Netflix ; Brent +4,6% à 88,1 $ ; inflation finale zone euro confirmée à 2,8% ; confiance du Michigan en net rebond (54,4)
Passé
Sam-dim 18-19/07
Escalade au Moyen-Orient : deux militaires américains tués en Jordanie, nouvelle vague de frappes américaines contre l'Iran ; trafic maritime très réduit dans le détroit d'Ormuz
Passé
Lun 20/07
L'Asie ouvre en forte baisse (Nikkei −4%, Hang Seng −2%) sur la crainte de sur-investissement dans l'intelligence artificielle ; pétrole au-dessus de 90 $ en séance avant de refluer (signal iranien d'ouverture aux discussions) ; ouverture européenne sous pression
En cours
Mar 22/07
Inflation (CPI) et emploi Royaume-Uni
À venir
Mer 23/07
Réunion BCE — statu quo quasi acquis (~88% du marché) ; ton sur le pétrole et l'inflation importée scruté
Confirmé
Jeu 24/07
Indices PMI préliminaires de juillet (zone euro, États-Unis, Royaume-Uni)
Confirmé
28-29/07
Réunion Fed (sans projections économiques)
Confirmé
Point d'attention transversal : la crise d'Ormuz et le prix du pétrole dominent désormais l'agenda — le risque énergétique est redevenu le principal aléa pour le scénario de désinflation et pour l'appétit au risque des marchés.
14Analyse de marché du jour

Commentaire de stratège macro — lundi 20 juillet 2026 (séance de référence : vendredi 17/07).

Que s'est-il passé récemment ? Le décor a basculé en fin de semaine. Après les records du 14-15 juillet portés par la désinflation (CPI américain de juin retombé à 3,5%, cœur 2,6%), la séance du vendredi 17 juillet a viré au rouge : Wall Street a nettement reculé (S&P −1,01% à 7 458, Nasdaq 100 −1,49%, Dow −0,77%), plombée par une forte vente sur les semi-conducteurs (crainte que les grands acteurs de l'intelligence artificielle réduisent leurs investissements) et une déception sur les résultats de Netflix ; les indices signent une semaine en baisse. Dans le même temps, le Brent a bondi de 4,6% à 88,1 $ (WTI 82,5 $), un plus haut d'un mois, la crise du détroit d'Ormuz s'aggravant. Le week-end a apporté une escalade sérieuse : deux militaires américains tués (un porté disparu) dans une attaque iranienne contre une base en Jordanie, suivie d'une nouvelle vague de frappes américaines contre l'Iran. Ce lundi matin, la vente s'est propagée à l'Asie : le Nikkei japonais a plongé de 4% et le Hang Seng de 2%, tandis que le pétrole a brièvement dépassé 90 $ avant de refluer après un signal iranien d'ouverture à des discussions.

Pourquoi les marchés ont-ils évolué ainsi ? Deux forces se sont conjuguées : d'un côté, une correction des technologiques (le rallye concentré sur l'intelligence artificielle s'est retourné) ; de l'autre, un choc énergétique (pétrole en forte hausse sur Ormuz) qui menace la désinflation à peine acquise. Résultat, l'aversion au risque a repris le dessus : le franc suisse et le dollar ont été recherchés comme refuges et le VIX a bondi à 18,8 (+12%), tout en restant sous le seuil de 20 qui signalerait une panique. Fait notable, l'or ne joue pas son rôle de refuge : il est repassé sous 4 000 $ ce lundi (~4 001 $, −0,4%), car le pétrole élevé fait remonter les anticipations d'inflation et de taux, ce qui pénalise le métal. Les Bourses européennes avaient mieux résisté que Wall Street vendredi (CAC 40 −0,47%), amorties par leurs majors pétrolières, mais le rout asiatique de lundi laisse présager une ouverture tendue.

Quels sont les principaux risques ? Premièrement, une escalade durable autour d'Ormuz — par lequel transitait ~20% du pétrole mondial — maintiendrait des prix de l'énergie élevés et pourrait interrompre la désinflation, ravivant le spectre de la stagflation ; l'implication directe de militaires américains accroît le risque d'embrasement. Deuxièmement, la correction technologique peut s'étendre si le doute sur les investissements en intelligence artificielle s'installe (valorisations tendues, forte concentration). Troisièmement, le risque souverain français reste un point de vigilance (spread OAT-Bund ~88 pb, CDS ~32 pb), qui s'est légèrement écarté. Enfin, la marge de la Fed pour baisser ses taux se réduit : la flambée du pétrole complique l'équation que le bon CPI de juin avait éclaircie.

Éléments à surveiller : la trajectoire de la crise d'Ormuz et du pétrole sera déterminante — une désescalade rétablirait le scénario de désinflation, une aggravation le remettrait en cause et pèserait sur les actifs risqués. Côté marchés, surveiller si la correction des semi-conducteurs se propage au reste de la cote et si le VIX franchit durablement 20. Côté données et banques centrales, la réunion BCE du 23 juillet (statu quo quasi acquis, mais ton scruté sur l'inflation importée) puis la Fed des 28-29 juillet diront comment elles arbitrent entre désinflation domestique et choc pétrolier. Les PMI préliminaires du 24/07 donneront le pouls de l'activité.

Scénario macro le plus probable : le scénario central reste un « soft landing » (croissance qui décélère sans casser, inflation qui reflue), mais la prime de risque géopolitique est redevenue le facteur dominant. La crise d'Ormuz est le principal aléa : un risque de queue qui, s'il reste borné, ne devrait pas inverser la tendance désinflationniste de fond, mais qui, s'il perdure, rouvrirait le dilemme stagflationniste et forcerait les banques centrales à la prudence. L'option d'une baisse de taux de la Fed d'ici fin 2026, rouverte par le CPI de juin, devient conditionnelle à l'évolution du pétrole — illustration d'un régime piloté autant par la géopolitique que par les données.

Impact pour un investisseur : après un point d'entrée euphorique la semaine précédente, le retournement rappelle l'importance de la diversification et des couvertures. L'or, repassé sous 4 000 $ ce lundi (le pétrole élevé pesant via les anticipations de taux), montre qu'aucune couverture n'est parfaite : il conserve son utilité de diversification longue et régulière (5-10% du patrimoine), à considérer sur la durée plutôt que comme une protection de court terme. Une exposition mesurée aux valeurs de l'énergie profite directement de la hausse du pétrole ; à l'inverse, la prudence s'impose sur les technologiques les plus chèrement valorisées après leur correction. Les actifs sensibles aux taux (obligations de qualité, foncières) restent intéressants si la détente se confirme, mais le pétrole en freine provisoirement le potentiel. Vigilance maintenue sur l'exposition domestique française. Pour l'épargnant, les fonds euros et l'épargne monétaire restent bien rémunérés tant que les taux courts se maintiennent.

15Vues des grandes maisons

Synthèse des positions macro publiques des grandes banques d'investissement, gérants d'actifs et maisons de recherche à la date de l'instantané. Repère rapide du consensus et des divergences entre stratégistes. À vérifier auprès des sources originales — ne constitue pas un conseil en investissement.

Consensus du moment La correction des technologiques et la flambée du pétrole rappellent les stratégistes à la prudence. Les cibles de fin d'année restent globalement constructives à 12 mois — la majorité des grandes maisons visent un S&P entre 7 500 et 8 000 fin 2026 (Goldman et Deutsche Bank ~8 000, JPMorgan et Morgan Stanley ~7 800, UBS/Barclays ~7 500-7 650), portées par le thème de l'intelligence artificielle —, mais l'indice (7 458 au 17/07) est repassé nettement sous ces objectifs et le chemin s'annonce heurté. Bank of America reste la plus prudente (~7 100, alerte de longue date sur l'étroitesse du marché, en partie validée). Le principal facteur de risque est désormais la crise pétrolière d'Ormuz : Oxford Economics conditionne explicitement la reprise du 2ᵉ semestre à une désescalade. Points d'accord quasi unanimes : diversifier les couvertures (mais l'or lui-même reflue ce lundi sous 4 000 $, preuve qu'aucune protection n'est parfaite dans un choc à dominante inflationniste) et vigilance maintenue sur le risque souverain français.
À lire avec prudence Ces vues sont des synthèses de positions publiées à des dates proches mais différentes ; elles évoluent vite et peuvent se contredire. Les cibles d'indices sont des objectifs de fin d'année, pas des prévisions à court terme. Toujours recouper avec la publication originale de chaque maison avant toute décision d'allocation.
16Indicateurs complémentaires à suivre

Indicateurs professionnels supplémentaires non couverts ci-dessus, à intégrer dans les prochaines versions du dashboard.

Citi Economic Surprise IndexMesure l'écart entre les données économiques publiées et les attentes du consensus ; permet d'anticiper les révisions de sentiment de marché avant qu'elles n'apparaissent dans les prix.
Sahm Rule (règle de Sahm)Indicateur de récession basé sur la variation du taux de chômage US sur 3 mois ; a un excellent historique de détection précoce des récessions américaines.
Citi Inflation Surprise IndexComplète l'analyse de l'inflation en captant si les publications dépassent ou déçoivent les attentes, souvent plus prédictif que le niveau brut.
Points morts d'inflation 5 ans / 5 ans à terme (5y5y forward breakeven)Anticipations d'inflation de marché à long terme, suivies de près par les banques centrales elles-mêmes pour calibrer leur politique.
Indice des conditions financières (Chicago Fed NFCI / Goldman Sachs FCI)Synthétise taux, crédit, change et actions en un seul indicateur du degré de restriction ou d'accommodation des conditions de marché.
Impulsion du crédit en Chine (China Credit Impulse)Variation du flux de nouveau crédit rapporté au PIB chinois ; indicateur avancé reconnu de la demande mondiale de matières premières et du cycle industriel global.
Baltic Dry IndexCoût du fret maritime en vrac sec, baromètre en temps quasi réel du commerce mondial de matières premières.
Sondage Senior Loan Officer (Fed) / Bank Lending Survey (BCE)Enquêtes trimestrielles sur les conditions d'octroi de crédit bancaire, signal avancé clé du resserrement ou assouplissement du crédit avant qu'il n'apparaisse dans les volumes.
Ratio put/call et sondage AAII (sentiment des particuliers US)Mesures de sentiment contrariennes utiles pour identifier les excès d'optimisme ou de pessimisme de marché.
Money supply M2 (US, zone euro)Croissance de la masse monétaire, corrélée historiquement (avec délai) à l'inflation et à la liquidité disponible pour les marchés financiers.
Term premium (ACM du New York Fed)Décompose le rendement des Treasuries entre anticipations de taux et prime de terme, utile pour comprendre si la hausse des taux longs reflète des anticipations de croissance/inflation ou un excès d'offre de dette.
Nouvelles commandes à l'export dans les PMI mondiauxSous-composante des PMI souvent plus prédictive que l'indice composite pour anticiper les retournements du commerce international.